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Press.
International edition of the FIGARO
FRANCE-AMÉRIQUE
18 March 2003
Le
Courrier des États-Unis
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CALIFORNIE
Face à la spirale des coûts de scolarisation, la recherche d'une
alternative
L'éducation
française selon SiliconFrench
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Par
Christine Frin
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Philippe
Leroy a la passion et la sagesse de l'homme sincère. Ces qualités lui ont
permis de rassembler autour de lui une équipe enthousiaste pour réaliser son
projet. Ils étaient nombreux, venus de toute la baie, à SiliconFrench,
ce mardi 18 mars, à participer à son atelier, « l'Éducation française ».
Philippe
Leroy est le président de PAFEA, la Palo Alto French Education Association, une
toute nouvelle association créée pour trouver une solution à une période de
crise.
« Nous ne pouvions plus payer l'école française. Leurs tarifs sont
beaucoup trop élevés pour nous. Nous avons inscrit nos enfants à l'école
publique américaine. Cependant, nous tenions absolument à ce que nos enfants
continuent de bénéficier d'un enseignement français. Aussi nous sommes-nous
organisés. Nous sommes débordés par les demandes. Nous voulions rester à une
petite échelle mais nous allons prendre nos responsabilités et nous développer
».
Le
problème a ainsi été posé devant une assemblée de parents qui, dans
certains cas, ont déjà retiré leurs enfants des écoles françaises et se
battent à la maison pour faire le CNED (centre d'étude à distance) après l'école
américaine, ou dans d'autres se demandent combien de temps ils vont pouvoir
tenir si les tarifs des écoles continuent de grimper aussi allègrement.1 Une pétition
destinée aux sénateurs des Français de l'étranger et demandant
l'augmentation du volume des bourses circule dans les rangs. Nous sommes loin de
l'ambiance « sucess story » de la fin du siècle dernier. Le même sentiment
que celui qui régnait lors des rencontres de janvier et de février avec les sénateurs,
s'exprime ce soir : l'incertitude du lendemain.
Philippe
Leroy y répond avec une assurance réconfortante. « L'association fait la
force. Ce que nous avons pu faire, nous vous aiderons à le faire ».
Qu'ont-ils donc fait, Philippe Leroy et ses amis ? La PAFEA propose un programme
de cours après l'école de deux fois deux heures par semaine. Les cours
rassemblent 5 à 10 enfants de même niveau scolaire, du CE1 à la 4e
(l'an prochain, les cours de 10 élèves bénéficieront d'une assistante en
plus de l'enseignante et les niveaux iront de la maternelle à la 3e), sont
donnès par des instructeurs qualifiés de langue française. Le programme suit
le complément d'enseignement du français offert par le CNED. Les prix sont 5
fois moins cher que les établissements français pour 7 fois moins de cours. «
Nous n'avons jamais dit que nous faisons en 4 heures ce que font les établissements
en 30 . Nous n'avions plus le choix ; nous avons dû trouver une solution
honorable. Nous sommes fiers d'apporter une alternative à des parents français
désireux de maintenir un bon niveau de langue ».
Le plus
difficile a été de regrouper les enfants par niveau. Pour cela, Philippe Leroy
a passé de nombreuses heures par semaine à retrouver des parents français qui
avaient les mêmes besoins que les parents de PAFEA. Les questions fusent : « Y
a-t-il eu des défections en cours d'année ? » « Aucune » « Faites-vous
passer tous les enfants dans le niveau supérieur ? » « Oui, mais les parents
sont prévenus que si les enfants ne progressent pas, nous ne pourrons pas
les garder. Nous ne pouvons pas nous permettre de baisser le niveau des classes.
Nous avons beaucoup de demandes pour l'an prochain. Les enseignants consacreront
les deux premières semaines à observer les enfants pour savoir si leur niveau
de français est adapté au programme. Nous ne faisons pas de FLE ». «
Recevez-vous de l'aide du consulat de france ?» « Non. Le consulat ou les sénateurs
nous demandent d'ouvrir des classes de français dans des écoles américaines.
Nous avons essayé. Nous avons contacté le "School District" avec une
liste de 70 Français, 200 Chinois et aussi des Russes. Ils nous ont écouté
mais eux-mêmes se battent pour survivre face aux coupures budgétaires imposées
par l'État de Californie. Notre dossier est en attente et il attendra longtemps
je pense ».
M. Jean
Claude Ziambelli, président de l'Union des Français de l'Étranger est alors intervenu pour témoigner qu'une telle expérience
est en cours à Chicago apparemment avec succès et pour regretter que le
consulat ait des suggestions mais ne « pousse » pas plus sur le terrain. Un débat
riche donc ; des témoignages de parents et d'une enseignante de PAFEA ont
apporté du réconfort aux Français inquiets de l'avenir de leurs enfants. «
Les établissements d'enseignement français sont la solution idéale
mais si vous ne pouvez plus vous l'offrir ou si le gouvernement français ne
vous soutient pas assez, ne soyez pas désespérés, ne restez pas isolés,
venez nous rejoindre » ; le message de Philippe Leroy a été
entendu.
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www.pafea.org
info@pafea.org
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1Dans le "Courrier des États-Unis"
du 25 janvier 2003 Jean-Claude Zambelli souligne.
« Les frais de scolarité augmentent de 10% par an
depuis plusieurs années et à ce rytme-là, ils seront bientôt proches des $
20.000/an ». (Environ FF 120.000/an).
Palo Alto French Education Association
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Revised: February 28, 2005
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